La drôle de guerre de Renaud Girard

Les meilleurs observateurs nous ont prévenu[1], le journaliste Renaud Girard a choisi le camp de la Russie de Poutine, « nouveau tsar au Kremlin, qui n’est ni faible ni alcoolique », à la différence de « Gorbatchev le rêveur, […] Eltsine livrogne »[2], un choix nourri par un anti-américanisme systématique (« On se met à construire une Europe américaine, censée s’étendre du Potomac au Don tranquille » – 2 septembre 2014, Le Figaro ; « Le conflit ukrainien est un jeu où tout le monde perd, exception faite des Américains »[3] – 9 février 2015, Le Figaro).

M. Girard s’évertue à appliquer cette grille de lecture manichéenne à l’analyse du conflit puis de la guerre d’invasion déclenchés par la Russie en Ukraine. Au risque de s’y perdre. Florilège.

1. « Vladimir Poutine n’envahira pas l’Ukraine »

Le 3 janvier 2022 (Le Figaro), Renaud Girard affirme : « Vladimir Poutine n’a jamais eu l’intention de conquérir lUkraine. […] En revanche, le président russe souhaite à ses frontières un État-tampon ukrainien neutre, à l’image de la Finlande de 1945. Voilà pourquoi il a tenté d’imposer un rapport de force aux Ukrainiens. » [4]

Le 17 janvier 2022 (Le Figaro), il confirme : « Contrairement aux craintes publiquement exprimées par le gouvernement ukrainien au mois de décembre 2021, puis reprises par les autorités américaines, Vladimir Poutine n’a aucunement l’intention d’envahir lUkraine. »[5] Le lecteur restera une nouvelle fois sur sa faim, invité à croire sur parole le chroniqueur.

Le 14 février 2022, Renaud Girard poursuit : « Joe Biden […]a [invoqué] le risque imminent d’une invasion russe. Poutine a dit qu’il n’y en aurait pas. Mais Joe Biden y croit tellement qu’il a averti ses alliés que le déferlement des chars russes sur le sol gelé des grandes plaines ukrainiennes pourrait commencer à l’aube du mercredi 16 février 2022. Quelle précision dans le renseignement ! » [6] On l’aura compris, ici pas besoin d’argumentation : « Poutine a dit que… ».

Au cours de la soirée du 22 février 2022, sur le site internet du Figaro, alors qu’il voit à l’écran en direct les véhicules militaires russes franchir dans la nuit la frontière russo-ukrainienne, Renaud Girard reste droit dans ses bottes : « [Poutine] n’a pas envahi militairement l’Ukraine parce que [dans] les deux districts de Lougansk et de Donetsk, le drapeau russe y flotte depuis 2014. […] Là, on n’a pas eu le déferlement de chars dont nous parlaient Boris Johnson et Biden. […] Donc je considère que je n’ai pas eu tort pour le moment. […] Est-ce qu’il va y avoir une vraie offensive stratégique russe vers Marioupol, vers Odessa ou Kharkov ou même Kiev, la capitale comme nous l’a expliqué notre ami Boris Johnson, personnellement je ne le pense pas. »[7]

Renaud Girard rassure ses auditeurs : « Poutine est un acteur rationnel de la géopolitique, […] un acteur classique, un peu vieux genre de la géopolitique, […] je crois qu’il a été traumatisé dans sa jeunesse par l’expédition russe [en Afghanistan]  dirigée par Brejnev […] et l’enlisement. »

Le 24 février 2022 (1er jour de guerre, lefigaro.fr), il lui faut se rendre à l’évidence : « Il fallait prendre les messages et les signes comme ils étaient, c’est-à-dire qu’on ne réunit pas 150 000 hommes à la frontière pour rien. Ce n’était pas un bluff, c’est une politique de force. »[8] Oubliée, « lhystérie sans nécessité face à des manœuvres militaires russes » dénoncée dix jours auparavant ? Pour expliquer l’invasion de l’Ukraine, Renaud Girard a une explication.

Poutine a changé : « Je croyais que Poutine était un être rationnel. Lorsque je l’avais rencontré pendant une heure en 2017, il m’avait semblé très rationnel en tête-à-tête. » Une heure d’interview. Cinq ans auparavant. En ce 24 février 2022, il délivre son diagnostic : « Là, pour moi, [Poutine] a une vision paranoïaque des évènements. […] Il a une sorte de complexe obsidional accru par le covid. » Grozny en 2000 ? La Géorgie en 2008 ? La Syrie à partir de 2015 ? Le nationalisme exacerbé et de la militarisation massive de la société russe ? Tout cela ne compte donc pas.

Poutine doit être craint. L’argument de l’instabilité mentale permet d’effrayer les opinions publiques occidentales. Ce que Renaud Girard inaugure dès le matin même du 24 février 2022 : « Il menace de frappe nucléaire les pays qui viendraient à l’aide de l’Ukraine. […] On va le prendre au sérieux. […] Il est peut-être dingue. Un dingue, ça va jusqu’où ? Il peut peut-être un jour utiliser des armes nucléaires contre un pays qui livrerait des armes aux Ukrainiens. »[9] Le 28 février 2022 (5è jour de guerre, Le Figaro), Poutine a désormais des tendances suicidaires : « En reniant ses promesses et en agressant militairement l’Ukraine à l’aube du jeudi 24 février 2022, Vladimir Poutine a commis un acte quasi-suicidaire. […] C’est un acte géopolitiquement irrationnel. Je ne l’avais pas du tout vu venir, je dois le reconnaître humblement. »[10]

2. « Détruire toutes les armes livrées par les Américains »

Le 25 février 2022 (2è jour de guerre, lefigaro.fr), Renaud Girard justifie l’invasion russe :« A part cette démilitarisation, c’est-à-dire détruire toutes les armes livrées par les Américains et par les Turcs, je ne vois pas ce qu’il peut obtenir… Après, sans doute, effectivement il obtiendra que jamais l’Ukraine entrera dans l’Otan, que jamais il y aura des missiles américains sur le sol ukrainien pointés vers Moscou. »[11].

Le 26 février 2022 (3è jour de guerre, CNews), il confirme : « Les Américains n’apprécieraient pas beaucoup que la Russie installe des missiles au Mexique ou à Cuba visant Washington et […] nous Européens nous sommes laissés trop mener par la politique américaine parce que les Américains n’ont pas cessé d’agiter un chiffon rouge devant Vladimir Poutine notamment avec ces histoires de missiles et ces histoires aussi, c’était sous Trump, pas sous Biden, de se retirer unilatéralement […] du traité INF des armes nucléaires intermédiaires : ce sont les Américains qui ont détruit cette architecture. »[12]

Arguments qu’il reprend le 28 février 2022 (5è jour de guerre, lefigaro.fr) : « La non-adhésion de l’Ukraine à lOtan, c’était pas une demande illégitime de Vladimir Poutine. […] C’est un peu normal effectivement que Poutine puisse demander que ce soit impossible que des missiles américains soient sur le sol ukrainien pointés vers Moscou. »[13] La répétition a alors la vertu magique de transformer une revendication russe injustifiée (les pseudo-« missiles américains ») en évidence qui s’impose à tous (« c’est un peu normal… »).

L’Amérique de Renaud Girard, c’est un fauteur de guerre qui s’attaque à l’Europe. Ainsi, le 9 mars 2022 (14è jour de guerre, CNews), il déclare : « La situation géopolitique, s’il fallait la résumer : ce sont les Américains qui se sont le plus impliqués dans cette guerre fratricide, cette querelle de famille entre Ukrainiens et Russes depuis 1991, depuis 30 ans, […] en soutenant, y compris le fils de Joe Biden, l’Ukraine à mort, mais ce sont les Européens qui vont en payer le prix, les Américains s’en tireront comme souvent la chemise sèche. ».

Le 17 mars 2022 (22è jour de guerre, Radio Classique), Renaud Girard livre le fond de sa pensée : « Je suis critique [vis à vis des Américains] parce que j’ai l’impression que depuis 15 ans ils ont agité le chiffon rouge devant Poutine. [… Poutine] demandait depuis 15 ans la démilitarisation de l’Otanheu pardon… de l’Ukraine. Or, depuis 2 ou 3 ans, […] l’Otan est venue en Ukraine entraîner les forces ukrainiennes et livrer des armes. »[14]

Il ajoute : « Les conséquences [du désordre créé par la guerre en Ukraine] ne vont pas être pour les Américains mais pour nous les Européens puisque nous avons beaucoup de commerce avec les Russes, notre énergie dépend en partie des Russes et aussi toute notre agriculture, l’alimentation du bétail, etc., et donc en fait les Américains ont beaucoup de responsabilité dans l’éclatement de cette crise mais ils n’en paieront pas les conséquences et même ils accroissent la vassalisation de l’Europe. » Renaud Girard part d’un postulat : les intérêts de l’Europe occidentale seraient naturellement tournés vers la Russie et les Etats-Unis ne le supporteraient pas. Moscou n’aurait pas mieux dit.

Le journaliste ne voit dans les Etats-Unis qu’un semeur de discorde et un fauteur de guerre. Le 24 mars 2022 (29è jour de guerre, Radio Classique), il détaille : « Le pays qui s’est le plus impliqué dans les divisions fratricides entre les Ukrainiens et les Russes, ce sont les Etats-Unis d’Amérique. Ce sont eux qui ont joué, dès le divorce entre les Ukrainiens et les Russes, qui date de l’éclatement de l’URSS en 1991, […] certains disent même qui ont mis le plus d’huile sur le feu. »

Pendant ce temps, c’est une guerre totale que la Russie livre sur le sol européen. Voici comment Renaud Girard la commente.

3. « La volonté de la Russie de ne pas s’aliéner trop la population ukrainienne »

Le 25 février 2022 (2è jour de guerre, lefigaro.fr). A propos de ce qui « ressemble beaucoup à une invasion » : « Je ne pense pas qu’il veuille conquérir l’Ukraine, je ne pense pas qu’il y ait un plan pour conquérir lUkraine. »[15]

Le 28 février 2022 (5è jour de guerre, lefigaro.fr), Renaud Girard croit savoir que « Vladimir Poutine s’est engagé [] à ne pas frapper des zones civiles. »[16]

Le 6 mars 2022 (11è jour de guerre, CNews), Renaud Girard analyse les projets de corridors humanitaires en proposant une audacieuse comparaison avec la Tchétchénie : « Il y a un progrès parce que, […] lorsque les Russes ont repris la Tchétchénie qui n’était pas un territoire étranger mais qui était une province sécessionniste de la Fédération de Russie, eh bien il n’y avait pas de corridors humanitaires, c’était juste le rouleau compresseur. Là il y a un progrès, c’est sans doute dû à la volonté de la Russie de ne pas s’aliéner trop la population ukrainienne. »[17] A cette date, il est pourtant avéré que l’armée russe bombarde des villes[18], sans distinction de cibles civiles ou militaires. En attendant que les crimes de guerre commis par l’armée russe sur les territoires qu’elle contrôle soient révélés.

Le 4 avril 2022 (40è jour de guerre, CNews), Renaud Girard commente le massacre de Boutcha : « Visiblement dans certaines unités russes ne règne pas la discipline et quand dans une armée d’occupation vous n’avez pas la discipline, eh bien vous avez des atrocités. »[19] De l’indiscipline, sans plus ? Ce n’est pas l’avis des spécialistes. Comme l’indique Michel Goya (lefigaro.fr), « Larmée russe est culturellement violente. […] De surcroît, dans un contexte de guerre totale, lutter contre des adversaires que votre président a présentés comme des “nazis” peut générer des comportements extrêmes, explosifs »[20].

Le 7 avril 2022 (43è jour de guerre, CNews), à propos du bombardement de la gare de Kramatorsk (remplie de voyageurs, femmes, enfants, vieillards, qui veulent fuir vers l’ouest), qualifié par le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères de « crime contre l’humanité », Renaud Girard s’émeut : « Oh, cette inflation du langage n’est pas nécessaire. Je trouve que monsieur Le Drian devrait revoir ses manuels diplomatiques. Crime de guerre, c’est suffisamment fort. On ne peut pas parler de crime contre l’humanité. […] Mais cette inflation de mots n’est pas nécessaire, il faudra avoir une enquête sur pourquoi effectivement, qui a tiré sur cette gare. […] Là c’est une bavure, voilà. »[21] Ce n’est donc qu’une bavure. Et il n’est pas certain que l’armée russe en est responsable…

4. « Comment lui sauver la face ? […] Trouver une porte de sortie honorable »

Renaud Girard milite depuis l’annexion de fait de la Crimée et l’agitation séparatiste dans le Donbass par les Russes pour la démilitarisation, le démembrement et la finlandisation de l’Ukraine.

Chez les tenants du fait accompli en faveur de la Russie de Poutine, les appels à la négociation vont se faire pressants en utilisant le chantage de la sortie rapide de l’état de guerre. Pour Renaud Girard, cette négociation doit se traduire par des concessions (faussement) réciproques, par lesquelles l’Ukraine serait « invitée » à renoncer à une partie de son territoire et de sa souveraineté nationale, au profit de la Russie. Illustration.

Le 15 mars 2022 (20è jour de guerre, Radio Classique), Renaud Girard commente le processus de négociation qui semble s’engager : « On ne peut pas exclure un scénario plutôt vertueux ; la seule chose à faire aujourd’hui, c’est d’essayer de trouver une porte de sortie honorable pour tous les protagonistes de la guerre en Ukraine et je crois qu’on a une piste donnée par Zelensky lui-même […] qui est un compromis sur le Donbass, cette région sécessionniste de l’est et sur l’adhésion de l’Ukraine à lOtan. »[22] Mais pendant ce temps, la Russie continue son offensive militaire et annonce vouloir s’emparer de toutes les villes que ses armées encerclent.

Renaud Girard va donc ajuster son analyse deux jours plus tard, le 17 mars 2022 (22è jour de guerre, Radio Classique) ; il improvise une nouvelle piste de négociation, en expliquant que c’est toujours « la seule possible » : « Le seul plan possible pour l’Ukraine, c’est une sorte de démilitarisation ou désotanisation [sic] de l’Ukraine et donc ça suppose des négociations de la part aussi du gouvernement américain. »[23] Revoici, agité par notre chroniqueur, l’épouvantail fantasmé du danger américain et de l’Otan. Evidemment tout cela n’est que propagande destinée à justifier l’impasse de « négociations » auxquelles Poutine n’accorde manifestement pas d’importance.

Le 21 mars 2022 (26è jour de guerre, Le Figaro), Renaud Girard résume[24] le scénario de la tentative de sauvetage du maître du Kremlin :

  1. Il ne faut pas que l’Occident allié à l’Ukraine provoque davantage un Poutine affaibli par ses erreurs stratégiques militaires : « Il y a le risque d’escalade. Sommes-nous sûrs que Poutine ne sera pas tenté de doubler la mise, comme un joueur tentant désespérément de se refaire à la roulette ? », d’où la nécessité de modérer les livraisons d’armes et les sanctions.
  2. Poutine a besoin d’une sortie honorable de ce fiasco : « Comment lui sauver la face ? […] Il n’est pas délirant d’ouvrir une porte de sortie à l’ours blessé qui rôde dans la ferme, afin qu’il regagne sa forêt et cesse de tout ravager sur son passage. A-t-on envie de voir exploser un jour un engin nucléaire tactique sur la frontière polono-ukrainienne ? » La reprise de l’argument du chantage nucléaire révèle la pensée de l’auteur : négocier avec Poutine veut dire donner à Poutine ce qu’il demande.
  3. Il reste à sacrifier l’Ukraine : « Comme il est dans l’intérêt politique des Ukrainiens pro-occidentaux de lâcher les terres prorusses de Crimée et du Donbass, et d’adopter un traité de neutralité à l’autrichienne qui ne leur interdise pas de s’équiper militairement, un deal russo-ukrainien est donc aujourd’hui possible. Il est aussi souhaitable. Sauf à vouloir se battre pour nos idéaux démocratiques… jusqu’au dernier Ukrainien. »

Renaud Girard explique sans rire que puisque Poutine est en train de perdre militairement contre l’Ukraine, il faut lui donner ce qu’il demande, sauf à être responsable des massacres et destructions que son armée commet. En résumé, Renaud Girard propose, comme concept de stratégie géopolitique, le principe de soumission. Pouvons-nous imaginer un « dilemme stratégique » semblable de la part par exemple des Alliés à l’égard de la France entre 1940 et 1945 ?

Le 11 avril 2022 (47è jour de guerre, Le Figaro), il établit un parallèle incertain entre l’entêtement de Poutine l’agresseur et la défense acharnée par l’Ukraine de son territoire attaqué : « [Poutine] pourrait très bien […] se retirer d’Ukraine, […]. Mais il ne le fera pas car il a besoin d’un narratif crédible pour la population russe, […] celui d’une victoire militaire […] Mais l’armée ukrainienne [] défendra durement la frange du Donbass qu’elle contrôle encore […]. Le Donbass va donc terriblement souffrir de cet engrenage militaire. »[25]

Il en conclut que l’hypothèse « la plus probable, est que la conquête ait lieu et que les Russes engrangent ce succès tactique (un Donbass en ruine), pour regonfler la propagande d’État. » Simple pronostic, ou souhait ? Ce scénario servirait l’histoire que Renaud Girard élabore au fil des semaines. Celle d’une Russie menacée qui doit faire cette guerre pour se protéger d’une menace occidentale : « Il pourra convaincre sa population qu’il a sauvé pour toujours les russophones pro-Moscou de l’est de l’Ukraine. » Celle d’une Russie fictive où Vladimir Poutine devrait rendre des comptes au peuple russe.

Encore un exemple : le 21 avril 2022 (57è jour de guerre, CNews), il déclare : « Ce qu’on peut espérer, c’est qu’une fois que Vladimir Poutine aura arrondi […] le Donbass [… pour] avoir cette unité territoriale [jusqu’à la Transnistrie] qu’il dise, le 9 mai par exemple à la parade de la victoire à Moscou : [] jarrête parce que j’ai réussi à protéger nos frères russophones du risque (disait-il, je le cite) de « génocide » par les Ukrainiens ; évidemment c’est pas vrai que les Ukrainiens voulaient génocider les Russophones, mais ça c’est une autre question, mais au moins là, Poutine aurait un narratif et pourrait arrêter la guerre ; il pourrait y avoir au moins un cessez-le-feu parce qu’il faut déjà que les massacres, la boucherie, entre frères – ce sont des peuples frères – sarrête. »[26]

Pour Renaud Girard, il faut marteler le message que la guerre ne s’arrêtera que lorsque Poutine aura démembré un peu plus l’Ukraine. Sous couvert de réalisme géopolitique, il ne livre finalement qu’une vision dénuée de toute ambition, où seuls le crime et la force paient. Ce n’est pas le choix de l’Ukraine, ce n’est pas le choix de l’Europe ni des Etats-Unis.

Rémi Sappia, 4 mai 2022

Photo: Oleksandr Ratushniak /UNDP Ukraine


[1] Vincent Laloy, « Renaud Girard ou la voix de Moscou ? », sur le site internet de Desk Russie, 14 janvier 2022, https://desk-russie.eu/2022/01/14/renaud-girard-ou-la-voix.html ; Thomas Malher, « Guerre en Ukraine : ces ‘experts’ qui assuraient que Poutine n’attaquerait pas », sur le site internet de L’Express, 24 février 2022, https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/guerre-en-ukraine-ces-experts-qui-assuraient-que-poutine-n-attaquerait-pas_2168639.html?msclkid=af4b3686b68411ecb187898ddd25f9a7.

[2] Renaud Girard, « Conflit ukrainien, Vladimir Poutine : le retour des rapports de force en Europe », Le Figaro, 2 septembre 2014, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/09/02/31002-20140902ARTFIG00031-conflit-ukrainien-vladimir-poutine-le-retour-des-rapports-de-force-en-europe.php.

[3] Renaud Girard, «Il n’y a pas de solution militaire en Ukraine», Le Figaro, 9 février 2015, https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/09/31001-20150209ARTFIG00383-renaud-girard-il-n-y-a-pas-de-solution-militaire-en-ukraine.php.

[4] Renaud Girard, « Quatre urgences pour notre diplomatie en 2022 », Le Figaro, 3 janvier 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-quatre-urgences-pour-notre-diplomatie-en-2022-20220103.

[5] Renaud Girard, Le Figaro, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-vladimir-poutine-n-envahira-pas-l-ukraine-20220117?msclkid=d891ea9fb68211eca2631e79b34437e5.

[6] Renaud Girard, « Biden en Ukraine… Courage, fuyons ! », Le Figaro, 14 février 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-biden-en-ukraine-courage-fuyons-20220214?msclkid=f760d881b67d11ec9852da3dea585153.

[7] Vincent Roux, Renaud Girard, « Russie / Ukraine : et maintenant ? », Figaro Live, 22 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/russie-ukraine-et-maintenant/.

[8] Renaud Girard, « Je croyais Poutine rationnel, il est en fait paranoïaque », Figaro live, 24 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/default-slug-5653/.

[9] CNews, 24 février 2022, https://www.cnews.fr/emission/2022-02-24/lheure-des-pros-du-24022022-1186252.

[10]) Renaud Girard, «Les quatre guerres déjà perdues par Poutine », Le Figaro, 28 février 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/societe/renaud-girard-les-quatre-guerres-deja-perdues-par-poutine-20220228.

[11] Vincent Rozeron, Renaud Girard, « Je ne pense pas qu’il y ait un plan pour conquérir l’Ukraine, Figaro Live, 25 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/je-ne-pense-quil-y-ait-un-plan-pour-conquerir-lukraine-affirme-renaud-girard/.

[12] CNews, 26 février 2022,  https://www.facebook.com/CNEWSofficiel/videos/renaud-girard-nous-nous-sommes-trop-laiss%C3%A9s-mener-par-la-politique-am%C3%A9ricaine/358898486084924/.

[13] Alban Barthélemy, Renaud Girard, « Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine a-t-il déjà perdu ? », Figaro live, 28 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-a-t-il-deja-perdu/

[14] Renaud Blanc, Renaud Girard, émission « Les spécialistes », Radio Classique, 17 mars 2022, en podcast sur le site https://www.radioclassique.fr/emissions/matinale-de-radio-classique/les-specialistes/.

[15] Vincent Rozeron, Renaud Girard, « Je ne pense pas qu’il y ait un plan pour conquérir l’Ukraine, Figaro Live, 25 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/je-ne-pense-quil-y-ait-un-plan-pour-conquerir-lukraine-affirme-renaud-girard/.

[16] Alban Barthélemy, Renaud Girard, « Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine a-t-il déjà perdu ? », Figaro live, 28 février 2022, https://video.lefigaro.fr/figaro/video/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-a-t-il-deja-perdu/

[17] CNews, 6 mars 2022, https://twitter.com/CNEWS/status/1500717045561835522.

[18] Ainsi, près d’une cinquantaine de morts rapportés le 3 mars 2022 sur son compte Twitter par The New York Times (@nytimes) : « Video verified by The New York Times shows the bombardment of Chernihiv, Ukraine, on Thursday. As smoke cleared from the attack — which hit near apartments, pharmacies and a hospital — people are seen running in the street. https://t.co/J1MhFcNCnm pic.twitter.com/S2l2MBkxaF ».

[19] CNews, https://www.dailymotion.com/video/x89ouo1.

[20] Ronan Planchon, « Dialogue en altitude sur les conséquences de la guerre en Ukraine », lefigaro.fr, 8 avril 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/dialogue-en-altitude-sur-les-consequences-de-la-guerre-en-ukraine-20220408.

[21] CNews, https://twitter.com/CNEWS/status/1512889557825511430.

[22] Renaud Blanc, Renaud Girard, émission « Les spécialistes », Radio Classique, 15 mars 2022, en podcast sur le site https://www.radioclassique.fr/emissions/matinale-de-radio-classique/les-specialistes/.

[23] Ibid., 17 mars 2022.

[24] Renaud Girard, « Guerre en Ukraine, le dilemme stratégique de l’Occident », Le Figaro, 21 mars 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-guerre-en-ukraine-le-dilemme-strategique-de-l-occident-20220321.

[25] Renaud Girard, « Tragique engrenage au Donbass », Le Figaro, 11 avril 2022, https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-tragique-engrenage-au-donbass-20220411.

[26] Clélie Mathias, « MidiNews », CNews, 21 avril 2022, https://www.dailymotion.com/video/x8a7jhl.

10 Mai 2022

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