Conférence débat : Galia Ackerman – Le KGB à Tchernobyl

Nous allons clore le cycle 2025/2026 de nos conférences-débats par une rencontre avec Galia Ackerman, l’infatigable animatrice de Desk Russie et l’une des figures majeures de la dénonciation en France du régime criminel de Vladimir Poutine.

Galia nous présentera son dernier ouvrage, Le KGB à Tchernobyl, qui s’appuie sur des rapports de cette institution publiés en Ukraine.

Nous comprendrons mieux ainsi comment s’est produite et comment a été gérée la catastrophe nucléaire dont nous commémorions il y a quelques jours le 40e anniversaire. Mieux : nous trouverons, dans les analyses de Galia Ackerman des éléments importants pour mieux comprendre la Russie actuelle dont le Chef vient de décider (comme au bon vieux temps ?) la réhabilitation de Felix Dzerjinski, fondateur de la Tchéka, l’ancêtre du KGB.

Rendez-vous donc le lundi 18 mai au Café du Pont-Neuf, 14 quai du Louvre, de 18 à 20h.

Histoire & Liberté, le 4 mai 2026

4 Mai 2026


Du jazz pour Kyiv

Du jazz pour Kyiv

Dimanche 29 mars, SOS Ouman, l’association de soutien à l’Ukraine qu’anime notre ami Nicolas Milétitch, organisait un concert au New Morning, le temple parisien du jazz de la rue des Petites écuries. Deux cents personnes y assistaient et il était réconfortant de se dire que malgré les mollesses officielles,  actuelles, malgré les réticences européennes à couper les ailes des drones iraniens qui frappent Kyiv, Lviv ou Kkarkiv, de simples citoyens manifestaient ainsi leur appui à ceux qui plusieurs fois par an conduisent des convois de matériel, de médicaments et de divers produits dont la population, frappée depuis plus de quatre ans, a tant besoin. 

Le trio –  Louis Moutin à la batterie, Géraldine Laurent au saxophone et Louis Bex au clavier – n’a pas oublié qu’il s’est produit il y a quelques années dans la capitale ukrainienne et a évoqué explicitement sa solidarité avec ceux qui résistent à la brutalité poutinienne. Des moments musicaux hachés ou violents évoquaient pour chacun de nous les horreurs subies, les explosions des bombes. les combats acharnés. Sans désespoir cependant : la vie était là, aussi, et la beauté des choses, comme dans le morceau tendre et sublime de Gershwin qu’il a interprété . Etait là aussi la volonté de défendre l’essentiel : Volia, comme dirait Anastasia Fomitchova. Volonté et liberté.

Merci à ces trois musiciens.

Pierre Rigoulot, le 5 avril 2026

5 Avr 2026


Lettre de Galia ACKERMAN : Deux rencontres littéraires le 12 mars avec Françoise THOM et le 13 mars avec Constantin SIGOV

Chères amies, chers amis,

Je vous convie à deux rencontres littéraires.

Le 12 mars, à 18 heures, Pierre Rigoulot et moi aurons l’honneur et le plaisir d’accueillir Françoise Thom au café du Pont-Neuf (14 quai du Louvre). Françoise Thom présentera son ouvrage, La Guerre totale de Vladimir Poutine, en insistant sur deux thèmes majeurs : la continuité de l’histoire russe et le rapprochement structurel des États-Unis de Donald Trump et de la Russie de Vladimir Poutine sur le plan du pouvoir politique.  

Et le lendemain, je vous invite à une conférence-débat exceptionnelle, organisée par Les Vendredis de Gif, avec le grand intellectuel ukrainien Constantin Sigov, sur le thème de la résistance du peuple ukrainien. À cette occasion, il présentera son ouvrage Musiques en résistance : Arvo Pärt et Valentin Silvestrov. Cette conférence aura lieu le vendredi 13 mars à 20 h 30 à la salle Teilhard de Chardin, 13 rue Amodru, à Gif-sur-Yvette (salle proche de l’église de Gif, à environ 7 minutes à pied de la station du RER B Gif-sur-Yvette, sortie 1 – rue de la gare).

Au cours de ces deux soirées, les auteurs dédicaceront leurs livres, qui seront également proposés à la vente.

Enfin, je dois m’excuser auprès de vous, nos fidèles lecteurs, pour le retard de parution exceptionnel du prochain numéro de Desk Russie : il sortira le 22 mars au lieu du 15 mars. Nous espérons rattraper ce retard prochainement.

Avec mes amitiés fidèles, Galia Ackerman, le 10 mars 2026

10 Mar 2026


La Guerre totale de Vladimir Poutine – Françoise Thom, (A l’Est de Brest-Litovsk 2025. 325 pages. 24 euros)

La Guerre totale de Vladimir Poutine - Françoise Thom

C’est une réflexion extrêmement documentée et très minutieuse que Françoise Thom nous propose sur les données du conflit ukrainien, son sens, les raisons de nous inquiéter mais aussi d’espérer; une réflexion appuyée sur une impressionnante érudition à l’égard de la res sovietica,                                 

L’ouvrage ne fait pas de Poutine un simple successeur du pouvoir soviétique. Il n’est ni l’un ni l’autre. Ou plutôt : il est l’un et l’autre car le communisme russe se situait déjà, plus qu’on ne le croyait, dans la continuité de l’histoire russe.      

Les rapprochements établis ici entre Poutine et ses prédécesseurs nous entrainent jusque dans les siècles précédents! Preuve d’une certaine « pesanteur », plus ou moins mystérieuse à la tête de l’État russe. La verticalité du pouvoir dans ce pays s’appuie notamment sur l’écrasement des liens sociaux, l’anomie les troubles intérieurs.

Le lien de l’actualité avec l’histoire russe est également perceptible dans ce qui est le moteur du poutinisme en acte : la soif de revanche et de toute puissance. Poutine, Françoise Thom le souligne en une formule frappante, est « obsédé par le désir du remake historique ». La haine de l’empêcheur de tourner en rond qu’est l’Europe est en effet si puissante qu’autour de Poutine, on rêve de reprendre l’affrontement avec elle depuis le début et d’en faire une mise à mort : « l’Europe est la source de tous les maux de l’humanité  (…) la pire chose qui ait été produite par l’humanité au cours des 500 dernières années (…) Elle doit être jetée dans les poubelles de l’histoire afin qu’elle ne gâche plus la vie de l’humanité » comme l’affirme aimablement Serguei Karaganov un des idéologues proches de Poutine qui en appelle comme bien d’autres à une guerre totale, militaire naturellement mais aussi économique diplomatique, idéologique et culturelle.

Françoise Thom montre la permanence des buts et des méthodes russes, cela ne signifie pour autant ni leur inéluctabilité ni leur efficacité. Mais le style de Poutine est clairement marqué dès son accession au pouvoir, lorsqu’il s’engagea dans une « guerre totale » contre les Tchétchènes, accusés par lui d’attentats commis par ses propres services. Cet homme a besoin d’attiser la haine et même les haines pour faire accepter ses choix, ses intérêts, ses conceptions. Les marxistes parlaient d’affrontements idéologiques reposant sur des conflits d’intérêts contradictoires. D’une certaine façon, c’est le contraire avec Poutine : la haine est première et s’applique à des situations et à des exigences qu’a définies le Chef. Et parce que la haine est totale, les conflits sont radicaux et les méthodes atroces. Comme Hitler sentait le sang dès ses premiers pas au sommet de l’Etat allemand, ainsi que l’observait avec raison un témoin des premiers temps du nazisme que cite notre auteur, Stefan Haffner1, Poutine suinte la volonté mauvaise de destruction de l’adversaire.

Une Ukraine européenne et démocratique est un cauchemar pour Poutine qui, en voulant reprendre le problème à la base, ne peut que désigner un autre ennemi, à peine plus lointain : l’Europe.

Mais un tsunami vient de de produire : l’élection de Donald Trump et l’émergence d’une Amérique nouvelle, loin des thèmes de la guerre froide, décidée à faire des affaires avec la Russie et de se débarrasser au plus vite du boulet ukrainien. Françoise Thom lui consacre une des parties de son livre les plus passionnantes à parcourir. Il n’est pas question ici d’expliquer les relations entre Poutine et Trump par un chantage classique à la révélation de galipettes tarifées quelque part à Moscou. Ou plutôt : si le chantage existe il prend place au sein d’une évolution du pouvoir de Washington et de la politique américaine qui mérite bien en effet, d’être comparée à une « lame de fond » puisque ses représentants dénoncent l’un et l’autre l’Europe restée fidèle à la défense des principes et des valeurs démocratiques et la menacent même conjointement à la Russie poutinienne.

D’où vient ce changement américain? D’où vient ce que Françoise Thom appelle « l’auto-poutinisation » des Etats-Unis ? Paradoxalement, l’excellence de sa connaissance de la Russie lui permet d’éclairer ce qui se passe sous nos yeux aux Etats-Unis. Trump n’est pas parvenu par hasard au pouvoir. Avec l’effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide, on crut un  moment que l’émergence du marché allait permettre la naissance d’une Russie pacifiée. En fait les oligarchies qui se constituèrent rapidement n’aspiraient certainement pas à un contrôle politique. La population russe pâtit alors de ce démantèlement de l’Etat. Même le KGB se fit un temps oublier (des politiques occidentaux surtout!). Un tel désordre incita à la recherche d’un homme d’ordre. Ce fut le début de l’ascension de Vladimir Poutine. 

Aux Etats-Unis, la situation est loin d’être identique mais les analogies sont intéressantes à constater : le Congrès déléguait de manière de plus en plus routinière ses prérogatives à l’exécutif, la Justice semblait de moins en moins indépendante du pouvoir. La chute de l’URSS a joué son rôle dans cette évolution : la croyance occidentale en la fin de la politique, en la fin de l’opposition de valeurs (démocratie vs autoritarisme ou totalitarisme), eurent pour conséquence le privilège accordé à un individualisme débridé. Chacun pour soi et la high tech pour tous ! Les géants de la Silicon Valley, de l’Intelligence artificielle et des crypto-monnaies exultaient ! Tout était permis et seuls des attardés comme les Européens et notamment les Ukrainiens s’imaginaient encore que des valeurs et des principes pouvaient être défendus au risque de sa mort. Bienvenue dans le monde de la post-vérité ! Et bienvenue, MM. Trump et Vance, dont nul parmi nous n’a oublié la diatribe de février 2025 à Munich où furent tancés les dirigeants européens coupables de ne pas vouloir laisser dire n’importe quoi sur le web et le monde politique. La liberté, croit-on aujourd’hui à Washington, c’est faire ce que l’on désire et immédiatement. Et malheur à qui s’oppose à ces désirs! Thierry Breton en sait quelque chose, devenu personna non grata pour avoir défendu l’idée de nécessaires régulations sur les réseaux de communication

Aujourd’hui les Russes applaudissent le président américain. Comme pour le pouvoir russe, la vérité ne compte pas, ni donc le mensonge, aux yeux de Trump. Ni le Bien ni le Mal. Et la démocratie n’a pas d’ennemis – ni d’amis . Il n’y a que des affaires à faire. Des rivieras moyen-orientales et non un combat contre l’islamisme, une coopération dans la recherche de terres rares avec Kyiv, du pétrole vénézuélien  à pomper et pas une dictature à abattre. Même les visées impériales se ressemblent et le Groenland, le Canada ou le Panama s’appellent à l’Est : Ukraine, Géorgie, Pays baltes et Finlande. Même dans les détails, les projets de Trump ressemblent à ceux de Poutine : développement du culte de la personnalité, recherche d’un mandat électif sans limite, éradication de l’opposition intérieure. Bref – et la constatation est inouïe : « Le régime en train de se mettre en place aux États- Unis présente beaucoup de similarités avec un régime communiste ». Nos frères siamois ne s’entendront sans doute pas toujours mais actuellement ils sont prêts à coopérer et à la référence fréquente pour illustrer la situation géopolitique actuelle – les accords   de Munich de 1938 – Françoise substitue, quitte à scandaliser ici et là – le pacte Molotov-Ribbentrop de 1939.

La question majeure qui se pose est alors celle-ci : si les Etats-Unis tournent mal, autrement dit : tournent russes, il reste aux Européens à s’armer, à contrer la propagande russe, à défendre une vision humaniste et universaliste face aux défenseurs des soi-disant valeurs traditionnelles ( une approche relativiste en fait puisque les dites valeurs traditionnelles sont spécifiques à chaque pays), à diffuser cette vision dans une Ecole plus exigeante qu’elle ne l’est aujourd’hui et à restaurer l’autorité de l’Etat. A l’extérieur, il ne faut plus rien attendre du dialogue avec des ennemis qui désignent l’Europe non plus comme une vassale ou une colonie américaine mais bien comme « fasciste ».

Tant d’autres, il est vrai, sont passés sous le feu de telles accusations absurdes qu’il n’y a peut-être pas de quoi s’inquiéter! Et puis, ne sommes nous pas en bonne compagnie ? On pense à l’Ukraine mais aussi à la guerre d’Israël contre l’islamisme…

On sort ragaillardi de cette lecture et pourtant soucieux des nuances. Rien n’est inéluctable. Ni la défaite ni la victoire de l’Ukraine. Il n’y a que des tendances, des » pesanteurs », mais celles-ci, une fois bien explicitées comme elles le sont par Françoise Thom permettent d’envisager la possibilité, une fois encore, de la victoire de la démocratie.

Pierre Rigoulot, le 6 janvier 2026

  1. v.Histoire d’un Allemand, Souvenirs 1914-1933, Actes sud 2004 ↩︎

6 Jan 2026


Plus que jamais solidaires des Ukrainiens

Article journal la provence
Article du journal La Provence du samedi 5 mars 2025

Les bombardements russes sur les villes d’Ukraine se poursuivent. Ces jours derniers ils se font même plus intenses.

Quelques politiciens irresponsables acceptent cette agression contre un Etat indépendant qui ne demande qu’à se rapprocher des démocraties libérales européennes. A les entendre, l’Ukraine, comme jadis la Finlande, doit donner au contraire des gages de neutralité à Vladimir Poutine.

N’abandonnons pas l’Ukraine à ce triste sort. Qu’elle sache  que dans toute l’Europe des gens se sentent solidaires de la résistance qu’elle oppose à l’impérialisme russe. Solidaires au point de se sentir frappés eux-mêmes quand un missile s’abat sur des gens qui font leurs courses, se rendent à leur travail ou se promènent avec leurs enfants. Solidaires au point de prendre sur leur temps et leur argent pour apporter aux Ukrainiens leur aide matérielle, leur présence et pour partager, face à la brutalité d’un Etat russe avide de conquêtes et de revanches, un sentiment d’humanité commune et une liberté menacée par la barbarie.

Deux exemples parmi beaucoup d’autres : dans l’Yonne, deux associations, Kiev-Avallon et Ukraine 89, ont pris l’initiative d’envoyer le 3 avril dernier un convoi humanitaire  en direction de l’Ukraine transportant des casques de pompiers, des tenues anti-feu et du matériel médical.

Par ailleurs, l‘association SOS Ouman (du nom d’une ville située au centre du pays) que nous avait présentée notre ami Nicolas Miletitch, un de ses animateurs, a expédié également au début avril en Ukraine du matériel, médical et autre, dont ont besoin leurs amis et connaissances.

Ce courant d’aide spontané ne faiblit pas, bien au contraire. Jamais, selon un des responsables de l’association, autant de contributions financières ou matérielles ont été reçues – comme si bien des gens souhaitaient répondre avec détermination à « la volte-face de Trump », pour reprendre l’expression du journal La Provence dans un article consacré à cette aide et tout particulièrement à SOS-Ouman qui fait régulièrement l’aller-retour France-Ukraine.

Nous aussi, lecteurs d’Histoire & Liberté, nous pouvons entrer dans cette chaine de solidarité en adressant nos dons à SOS-Ouman. (Toutes les précisions pour effectuer cette opération simple  sont accessibles sur internet).

Pierre Rigoulot, le 16 avril 2025

20 Avr 2025


Lettre ouverte de Lech Walesa au président Trump

Lech Walesa, une des figures emblématiques de la résistance au  totalitarisme communiste, ancien leader du syndicat Solidarnosc, ancien président de la Pologne et prix Nobel de la paix en 1983,  a envoyé, avec une quarantaine d’autres anciens opposants politiques au régime communiste polonais, une lettre ouverte au président Trump. Nous pensons qu’il est important que nos lecteurs en prennent connaissance.

« Excellence, Monsieur le Président,

Nous avons suivi votre rencontre avec le président Zelenski à la Maison-Blanche avec crainte et dégoût. Il est insultant que vous attendiez de l’Ukraine qu’elle exprime sa gratitude pour l’aide matérielle des États-Unis dans sa lutte contre la Russie. Nous devons gratitude aux héroïques soldats ukrainiens qui versent leur sang depuis plus de 11 ans pour défendre les valeurs du monde libre et leur patrie attaquée par la Russie de Poutine. Comment le dirigeant d’un pays qui est le symbole du monde libre peut-il ne pas le reconnaître ?

L’atmosphère dans le Bureau ovale pendant la rencontre nous a rappelé les interrogatoires des services de sécurité et des tribunaux communistes. À l’époque, les procureurs nous disaient qu’ils détenaient tout le pouvoir alors que nous n’en avions aucun. Ils supprimaient nos libertés parce que nous refusions de coopérer ou d’exprimer notre gratitude envers le régime communiste. Nous sommes choqués que le président Zelensky ait été traité de la même manière.

L’histoire montre que lorsque les États-Unis s’éloignent des valeurs démocratiques et de leurs alliés européens, ils se mettent en danger. Le président Woodrow l’avait compris en 1917, lorsque les États-Unis sont entrés dans la Première Guerre mondiale. Roosevelt l’avait compris après Pearl Harbor en 1941, conscient que défendre l’Amérique signifiait combattre à la fois dans le Pacifique et en Europe.

Sans le président Reagan et le soutien financier des États-Unis, l’effondrement de l’empire soviétique n’aurait pas été possible. Reagan a qualifié l’URSS d’« empire du mal » et l’a affronté avec détermination. Nous avons gagné, et aujourd’hui sa statue est à Varsovie, face à l’ambassade des États-Unis.

Monsieur le Président, une aide militaire et financière ne peut être comparée au sang versé pour l’indépendance de l’Ukraine, pour la liberté de l’Europe  et du monde. La vie humaine n’a pas de prix. Nous devons être reconnaissants à ceux qui sacrifient leur sang et leur liberté, ce qui est une évidence pour nous, anciens prisonniers politiques du régime communiste sous la Russie soviétique.

Nous exhortons les États-Unis à respecter le Mémorandum de Budapest de 1994 qui établit une obligation directe de défendre les frontières et la souveraineté de l’Ukraine en échange de l’abandon de ses armes nucléaires. Ces garanties sont inconditionnelles: elles ne suggèrent nulle part que cette aide est une simple transaction économique. »

Lech Wałęsa, ancien prisonnier politique, dirigeant de Solidarité, président de la Pologne, le 3 mars 2025

7 Mar 2025


L’ennemi Américain

Des réactions très vives se sont aussi manifestées parmi nous. Significative de cette veine est celle de notre ami  Alain Laurent, philosophe et éditeur. La voici  – et en tout cas le débat continue.

H&L

Dans les diatribes de Trump/Musk/Vance contre une Europe mollassonne, masochistement ouverte aux submersions islamo-migratoires  (mais si prompte à réprimer la liberté d’expression de qui les critique) et si longtemps dénuée de vraie volonté de se défendre,  tout est donc loin d’être infondé ou mal venu. Et on leur reconnaîtra une salubre volonté d’éradiquer l’immonde wokisme et un soutien sans faille à Israël.

Nonobstant, cela ne saurait assurément suffire à compenser tout ce que les nouvelles et disruptives orientations de l’administration Trump comportent de profondément révoltant et inacceptable pour tout partisan de la démocratie libérale. Bien sûr il y a d’abord la trahison de l’Ukraine avec l’alignement servile de l’affairiste mafieux de la Maison blanche sur le narratif répugnant du criminel de guerre du Kremlin (« Zelinsky dictateur », la Russie n’est pas l’agresseur mais c’est l’OTAN), avec passage à l’acte (fin du soutien financier et militaire américain, injonction à la capitulation, insondable mépris pour les souffrances, le bon droit et l’héroïsme des Ukrainiens, complicité avec la Russie néo-soviétique dans le dépeçage et le pillage de l’Ukraine, fin des sanctions, votes de sordides résolutions communes  russo-américaines à l’ONU….). Mais tout cela ne prend sens que dans le contexte global d’un cataclysme géo-idéologique sans précédent : la violente et cauchemardesque conversion de la politique étrangère états-unienne au culte cynique du seul rapport de force et l’absolution totale des régimes tyranniques et impérialistes (ce qui est le cas de la Sainte Russie poutinienne qui, pour Trump, n’est ni une dictature ni un agresseur – et doit être réintégrée au G7 !!!)

De facto, les États-Unis « maga » sont donc ainsi devenus des traîtres à l’Occident (leur soutien à la vraie extrême droite pro-nazie et  nostalgique du stalinisme de l’Afd en Allemagne en est la parfaite illustration) et des ennemis non seulement économiques mais politiques de l’Europe puisque celle-ci est abandonnée aux appétits impérialistes d’une Russie avide d’en finir avec les démocraties libérales. qui la bordent  Trump ne se contente pas d’être un ingénieur du chaos mondial: avec son complice Poutine auquel il s’est désastreusement soumis, il forme désormais avec lui une monstrueuse entité maléfique :Poutrump – dont les exactions vont encore accroître le réensauvagement de la planète. Qu’il soit en outre un obscurantiste climato-négationiste,  anti-science et anti-vax agissant notoire ne fait que compléter le tableau d’un nouveau pouvoir américain composé d’un ramassis de voyous et de brutes primitives au cerveau reptilien surdimensionné qui mentent  et affabulent comme ils respirent (à l’instar de leur ami Poutine!).

Confrontés à ce désastre civilisationnel, à la destruction irrémédiable de l’Alliance atlantique et à ce règne annoncé de tyrannie planétaire d’un vampiresque duopole russo-américain, inutile de se voiler la face : les USA trumpisés nous ont déclaré une querelle non seulement commerciale mais (géo)politique et morale. Peut-on alors se contenter de faire le dos rond en attendant passivement et illusoirement que ça se passe et des jours meilleurs (exorcisme magique par déni d’une réalité dystopique!)? Et suffira-t-il que l’Europe s’engage enfin dans un réarmement militaire dont les effets ne seront pas effectifs avant 5 ans au mieux– donc trop tard ? Ne vaudrait-il pas plutôt  sans tarder entrer en résistance et même riposte actives : boycotter ce qui peut l’être du « made in USA » (ce que font déjà les revendeurs de Tesla et les Canadiens!), cessation de la fourniture principale d’armements  américains par les autres pays européens, exiger dans l’UE la mise au ban…d’Orban, le Hongrois (et de Fico, le Slovaque) ces alliés du trumpisme poutinien, marquer à la culotte en France les propagandistes décomplexés de celui-ci qui relèvent la tête (sur les réseaux sociaux et des médias comme le JDD ou C News) – et soutenir encore plus les Ukrainiens insultés et calomniés ?

Longue vie à une Ukraine indépendante et démocratique –  and shame on you for ever, Trump and C° –  God damn you !                

Alain Laurent, le 4 mars 2025

6 Mar 2025


Trump : la tradition de l’appeasement?

La crise avec l’Amérique vient du fait que nous n’avons plus d’épistémologie commune. Les gens regardent la même chose et ne parviennent pas se mettre d’accord sur ce qu’ils ont vu. C’est ce qui arrive quand la liberté dérape. La liberté dérape quand il n’y a plus consensus sur les principes fondamentaux. 

Pour l’Ukraine, c’est désolant car cette anarchie ontologique — on me corrigera, je ne suis pas philosophe — est à la base de la guerre. Il ne faut pas blâmer Trump, ou Trump seul. Depuis les années 90, les gouvernements américains se trompent sur la Russie, et plus encore qu’ils se trompaient lors des divers débats portant sur la nature et les intentions de l’URSS. 

Sur ce régime, on était au moins d’accord sur le fait qu’il s’agissait d’une dictature communiste, inspirée (officiellement) par le marxisme.  On était en revanche en désaccord sur la meilleure stratégie à adopter.  Les uns disaient qu’il fallait l’amadouer — nombreux partisans de cette idée dans l’entourage de Franklin Roosevelt — les autres, par exemple l’ami de Roosevelt, l’ambassadeur William Bullitt, pensaient que l’on avait affaire à un adversaire qui ne cherchait aucunement la coexistence à long terme.

Les deux pôles sont fixes: Carter disait: « il est temps d’abandonner la crainte obsessionnelle  communisme »; Reagan, parlait,  lui, de « l’empire du mal ».  Et nous y sommes encore. J’en passe, mais Barack Obama et Hillary Clinton (en tant que secrétaire d’Etat), essayaient de ménager Poutine, tout en aidant l’Ukraine par du matériel militaire et des missions sur le terrain, mais sans envoyer de troupes en Ukraine à partir des agressions russes de 2014.

Le débat continue: la Russie peut-elle être amadouée ou non ? La politique de Biden en résulte : il condamnait l’agression et l’occupation des provinces de l’est et de la Crimée, mais ne soutenait pas assez l’Ukraine pour permettre une contre-offensive sur les territoires occupés ou pour faire craindre à Poutine la possibilité d’une participation des Américains comme en Corée.

Trump, homme du centre et pragmatique avant tout – ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas mégalomaniaque ni opportuniste – dit tout simplement : rien n’a réussi, l’Ukraine va être complètement détruite, les Européens n’en feront pas assez pour inverser le sort de la guerre.  Donc, soit on attaque la Russie avec nos division Airborne, les mêmes qui ont mené à la libération de la Normandie en 1944, soit on trouve une accord – un deal – qui apaise tout le monde, au moins pour quelques temps. L’occasion, mais c’est seulement le début, se présente grâce au minéraux qui à l’heure actuelle gisent dans le sol Ukrainien ainsi que dans le sol ukrainien occupé par l’armée russe.

C’est un peu comme le charbon et l’acier après la Deuxième guerre mondiale. Ce fut la solution de Jean Monnet, qui évoluera vers l’Union Européenne  et qui, mais rares sont ceux que s’en souviennent, consista à mettre le charbon et l’acier sous un contrôle et une institution qui bénéficièrent à l’Allemagne comme à la France. 

Zelensky est courageux et admirable, mais il n’est pas Schuman, et, certes, Poutine n’est pas Adenauer. Et Trump n’est pas Monnet, même si celui-ci était, aussi, un fameux homme d’affaire.  Mais on fait ce qu’on peut avec qui est sur la scène.

Je pense que c’est la façon la plus simple de voir les choses sur le front de l’Est.  Évidemment, cela peut complètement déraper. Poutine voudra tout prendre, mais Trump et ses successeurs pourraient maintenir un nouveau containment – avec l’aide de Macron, en particulier.  Trump, sans qu’on puisse savoir s’il en est conscient, fait ce que faisait Nixon: amadouer la Chine pour contrer l’URSS, mais dans l’autre direction. On sait ce que cela a donné, ce n’est donc pas une solution parfaite, mais comme le faisait voir Billy Wilder dans Certains l’aiment chaud, personne n’est parfait. 

Roger Kaplan, le 2 mars 2025

[Réponse]

Cher Roger,

Ton texte va susciter des remous parmi nous. Mais si nous voulons bien cerner les éléments importants de la crise actuelle, il faut que nous en parlions, de ces remous et que nous essayions de garder notre calme comme tu le fais toi-même. Calmement donc, je te dis que le cœur de ton argumentation n’est pas recevable. Jean Monnet a poussé la France et l’Allemagne sur la voie des intérêts économiques communs pour les inciter à trouver un intérêt commun au projet européen. Mais ce fut APRÈS la défaite de l’Allemagne nazie. Tu ne peux comparer les deux démocraties qu’étaient la RFA et la France avec l’Ukraine et la Russie, laquelle est l’ennemie acharnée des démocraties libérales. Poutine fonctionne comme le fit Hitler, qui se disait hier le défenseur des minorités germanophones. Lui, défend aujourd’hui les minorité russophones. Si la comparaison avec Hitler te choque, on peut parler de la Russie impériale qui au milieu du XIXème siècle prétendit à un protectorat sur les orthodoxes de l’empire turc. De la riposte est née la guerre dite de Crimée et le siège de Sébastopol par les Français et les Anglais. Combats d’empires. me diras-tu, mais nous n’en sommes plus là, justement. Nous en sommes à la défense des démocraties libérales contre l’empire russe dont il est facile de rappeler les atteintes à la démocratie et les horreurs, tout simplement.

S’agit-il pour Trump dans cette affaire, de défendre la démocratie? J’en doute: il n’y a plus de références chez lui à des régimes politiques qu’il faut défendre ou dont il faut nous protéger. La seule fois que j’ai entendu Trump esquisser une analyse politique au sujet de l’Ukraine, il disait que Zelensky était un dictateur qui ne s’affrontait pas aux électeurs !

Mes amis et moi ne réagissons pas tous de la même façon et il nous arrive de nous engueuler. Mais gommer la nature politique des régimes et ignorer qui est l’agresseur et l’agressé, que veux tu, ça ne passe pas…Le vote à l’ONU des Etats-Unis avec la Russie et la Corée du Nord, nous a tous fait mal à tous…

Mon amitié pour toi, cher Roger, est inoxydable. Mais nous traversons décidément sur le plan politique un moment difficile !

Pierre Rigoulot, le 4 mars 2025

5 Mar 2025


Israël, Etats-Unis, Russie et Corée du Nord contre l’Ukraine à  l’ONU !

Triste nouvelle : pour la première fois, Israël et les États-Unis ont voté contre l’Ukraine à l’ONU. Nous résumons puis diffusons ci-dessous de larges extraits d’un intéressant article consacré à cet événement par le journal israélien Ma’ariv, signé de Rav Henri Khan et daté du 25 février.

H&L

Lundi 24 février, jour du troisième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, Israël a voté, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés des États-Unis, contre une résolution initiée par l’Ukraine et l’Union européenne. Cette résolution appelait à la préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, à la fin de la guerre que mène contre elle la Russie. 93 pays ont voté en faveur de la résolution ; 65 se sont abstenus et 18 pays ont voté contre, dont les États-Unis, la Russie, la Corée du Nord, la Hongrie, le Nicaragua, le Soudan, le Mali, les Îles Marshall, Haïti, l’Érythrée, le Niger  et Palau.

« C’est la première fois, depuis le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, que les États-Unis et Israël votent contre Kiev. Ce vote exceptionnel fait suite à la tournure dramatique prise par la politique du gouvernement américain à l’égard du conflit et aux remises en cause violentes par le président Donald Trump – adoptant  par là la position de la Russi – du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Il convient de noter qu’à la dernière minute, Israël n’était pas certain de la position que prendraient les États-Unis et s’ils voteraient vraiment contre la résolution. Israël s’est pourtant aligné sur les États-Unis.

Depuis le début de la guerre, Israël a soutenu pleinement l’intégrité territoriale de l’Ukraine, allant jusqu’à tenter de jouer les médiateurs entre elle et la Russie, lorsque, le samedi, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett s’est rendu à Moscou pour rencontrer Poutine. Israël a soutenu l’Ukraine tout au long du conflit et l’a même aidée, principalement en fournissant du matériel de protection (casques, gilets pare-balles et masques de protection). Par ailleurs, Israël a transmis à l’Ukraine le système d’alerte « Couleur Rouge », et les deux pays ont également échangé des renseignements sur l’aide iranienne à la Russie, notamment concernant la fourniture de drones d’attaque.

Parallèlement, l’Ukraine espérait, au cours des trois années de guerre, qu’Israël intensifierait son soutien en lui fournissant également des armes offensives. Cependant, Israël s’est abstenu par crainte de provoquer la colère de la Russie, ce qui a profondément déçu les Ukrainiens. Des rapports récents ont laissé entendre qu’Israël avait transféré à l’Ukraine des systèmes de défense de type « Patriot », mais il s’est avéré qu’il ne s’agissait pas d’une aide directe, ces systèmes ayant été remis aux États-Unis, qui les ont eux-mêmes transmis à l’Ukraine. L’opinion publique ukrainienne a soutenu Israël après le massacre du 7 octobre, et, de manière générale, le pays a ressenti une solidarité profonde avec Israël.

Le président de la commission sur l’immigration, l’absorption et la diaspora, le député Gilad Kariv, a vivement critiqué le vote israélien, déclarant que « la position d’Israël contre l’Ukraine est un signe de déshonneur tant sur le plan des valeurs que sur celui de la morale. Le jour où le monde commémore le troisième anniversaire de l’attaque russe contre l’Ukraine, l’État d’Israël choisit de voter contre le côté attaqué. Il s’agit d’un échec moral et de l’adoption d’une position qui, en fin de compte, pourrait nuire à l’État d’Israël. Le monde libre doit se tenir aux côtés de l’Ukraine et ne pas récompenser, par des distinctions, un État agresseur, de manière à défendre les valeurs fondamentales de souveraineté et de démocratie. »

Rav Henri Khan, le 25 février 2025

1 Mar 2025


Alain Madelin, LFI et le RN sur l’Ukraine

L’ancien ministre de l’Économie Alain Madelin, lors d’une réunion marquant le 3ème anniversaire du Fonds Stratégique d’Investissement à la Caisse des Dépôts et Consignations, déclarait :“Si on est libéral, la priorité absolue c’est de combattre Jean-Luc Mélenchon et ses alliés” . 

C’est vrai, y compris sur la question ukrainienne. LFI avance à ce sujet un point de vue apparemment pacifiste et dit benoîtement souhaiter la paix par le chemin de la diplomatie et du dialogue. Voilà qui pourrait être respectable, à défaut d’être juste, si l’hostilité rabique du camp Mélenchon à l’OTAN et aux Etats-Unis n’éclairait d’un jour sinistre les positions de LFI vis à vis de l’Ukraine .

Il faut admettre cependant que le Rassemblement National  est  plus explicitement encore, attaché  à défendre la  brutale politique russe actuelle et les options anti-européennes, anti-américaines et anti-démocratiques de celui qui les met en oeuvre : Vladimir Poutine. .

On peut voir là une explication au fait que l’équipe d’Alain Madelin, magnifiquement solidaire de la résistance ukrainienne face à l’armée russe, s’en tienne à la seule critique du RN dans son argumentaire,  

Cet argumentaire, il nous semble utile que nos lecteurs en prennent connaissance malgré nos réticences à ne pas voir dénoncées ensemble les deux forces politiques  complaisantes envers Poutine et si ce n’est complaisantes, complices de l’entreprise impérialiste russe. 

Ce sera la premier document que nous glisserons dans notre rubrique « Archives ».

H&L

 L’ENJEU                    

La politique internationale n’intéresse guère dans une campagne législative. Pourtant, cette fois, elle constitue un enjeu existentiel. De l’issue de l’agression de Poutine contre l’Ukraine dépendront le futur des démocraties et de la France pour les décennies qui viennent.

Car Vladimir Poutine n’a pas seulement déclaré la guerre à l’Ukraine. Il mène une guerre aux démocraties et tout particulièrement à la France.

Les démocraties ne sont pas menacées pour ce qu’elles font dans leur soutien à l’Ukraine, mais pour ce qu’elles sont.

Vladimir Poutine n’a pas attendu février 2022 et la guerre en Ukraine pour s’attaquer à la France, à l’Europe et aux démocraties.

La question n’est donc pas de savoir si on veut ou si on ne veut pas la guerre : on ne veut pas la guerre. 

Elle n’est pas de savoir si on aime ou on n’aime pas la guerre : on n’aime pas la guerre.

Nous sommes impliqués dans le conflit ukrainien parce que Poutine nous fait la guerre.

CEST UNE GUERRE HYBRIDE

Ce n’est pas une guerre comme les autres.

 C’est une guerre hybride. Une guerre qui a de multiples facettes. Elle utilise tous les moyens de la déstabilisation et de l’influence : désinformation, manipulation, ingérence électorale, cyber-attaques, utilisation des réseaux sociaux, relais de tous les complotismes …

Son objectif est clairement de déstabiliser les démocraties et de semer le chaos.

Lingérence électorale

Nous l’avons vu lors des deux dernières élections aux Etats Unis et nous le voyons déjà pour la prochaine. Les preuves sont là.

Nous l’avons vu, chez nous en France dans la campagne présidentielle de 2017.

La déstabilisation des démocraties par le chaos 

Nous l’avons vu à Stockholm avec cette mise en scène d’un Coran brûlé – montée en sous-main par la Russie – qui a mis le feu dans le monde musulman et notamment en Turquie avec l’objectif éviter ou retarder l’adhésion de la Suède à l’OTAN.

Nous l’avons vu aux Etats Unis avec, par exemple, le soutien de la Russie apporté à la fois aux suprématistes blancs et à « black lives maters ». 

Nous l’avons vu encore en France avec l’hacking des hôpitaux durant la pandémie de Covid 19.

Nous le voyons en France aujourd’hui avec des étoiles de David taguées sur les murs de Paris, le tag des mains rouges sur le « Mur des justes » à l’extérieur du mémorial de la Shoah, les faux cercueils sous la tour Eiffel, toutes manipulations de la Russie.

Nous le voyons encore dans les tentatives d’ingérence de la Russie en Nouvelle Calédonie via l’Azerbaïdjan.

Nous le voyons particulièrement en Afrique où la Russie déploie tout un arsenal : mercenaires, désinformation agressive, ingérence électorale, soutien aux coups d’États…

Linfiltration et la propagande.

Tous les moyens sont bons pour obtenir des complaisances et trouver les relais de sa propagande. 

Pour cela Russie de Poutine bénéficie de l’héritage du savoir-faire du KGB.

Tous les milieux sont concernés : affaires, politiques, culture, armée, médias…

Les objectifs de Vladimir Poutine sont clairs : 

. Déstabiliser les démocraties,

. Semer les peurs et faire douter les peuples,

          . Diviser les Européens,

          . Découpler l’Europe des États-Unis,

          . Faire reculer la démocratie partout dans le monde. 

NOUS DEVONS FAIRE FACE. LA GUERRE EN UKRAINE EST NOTRE GUERRE.

En soutenant le courageux combat des Ukrainiens, nous nous battons pour le respect à la fois de la souveraineté de l’Ukraine et de l’ordre international. Nous nous battons pour la Liberté des Ukrainiens et pour la nôtre.

Pour Poutine cette « opération spéciale » ne s’arrête pas aux frontières de la Crimée et du Donbass. Elle avait clairement pour objet d’installer un pouvoir russe à Kyiv, de soumettre le peuple ukrainien et faire disparaitre l’Ukraine en la russifiant. Car pour Poutine, « le peuple ukrainien n’existe pas ».

Cette guerre et le réarmement de la Russie vont bien au-delà de l’Ukraine.

Pour Poutine « la Russie n’a pas de frontières » comme disaient ses affiches lors des dernières « élections » présidentielles. Ou encore « les frontières de la Russie sont celles de l’Union Soviétique ». 

Déjà la Moldavie est clairement menacée, de même les Pays Baltes. La Douma conteste le   décret du Conseil d’État de l’URSS « sur la reconnaissance de l’indépendance de la République de Lituanie ».

Le mot paix na pas le même sens pour les Russes et pour nous 

Poutine et ses alliés veulent défaire l’ordre international au profit d’un ordre « post occidental ». La paix, pour Poutine et ses principaux alliés – comme la Chine ou l’Iran – c’est la constitution d’un « nouvel ordre mondial post -démocratique ».

Il utilise la lutte contre les relents du colonialisme en Afrique et ailleurs pour mieux recoloniser

ceux qui sont sortis de l’emprise de l’URSS.

Le mot compromis na pas le même sens non plus.

Dans son long discours pour expliquer son agression de l’ Ukraine, Vladimir Poutine a expliqué qu’il y avait , été contraint compte tenu du refus de prendre en compte le « compromis raisonnable » sur l’OTAN, la paix et la sécurité en Europe qu’il avait présentée en décembre 2022. En fait ce «  compromis » était un ultimatum qui exigeait un recul de l’OTAN sur ses positions de 1997. C’est-à-dire de laisser sans défense la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et les 3 pays baltes pour les faire revenir sous la coupe de Moscou.

L’agence d’information d’État, RIA Novosti, précisait d’ailleurs très clairement : « Il ne s’agit pas de propositions de discussion, mais bien d’un ultimatum — d’une demande de reddition inconditionnelle. L’Occident n’a pas d’autre choix que de perdre la face — à moins d’entrer en guerre avec la Russie ».

Voici comment Vladimir Poutine conçoit la paix et ce qu’est pour lui une « proposition raisonnable » !

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL A MATIGNON, 

SERAIT UNE VICTOIRE POUR POUTINE.

L’arrivée à Matignon de Jordan Bardella et du parti de Marine Le Pen serait à coup sûr fêtée au Kremlin, tout comme on y avait naguère sablé le champagne pour la victoire de Donald Trump.

Car le Kremlin y voit, compte tenu des liens du Rassemblement National avec la Russie de Poutine, l’espoir de limiter l’engagement de la France en Ukraine, d’instaurer le doute sur la force et la pérennité d’un soutien efficace de l’Europe à l’Ukraine d’affaiblir le lien transatlantique.

Une longue connivence et des positions inquiétantes.

Ecartons le reproche que l’on fait souvent à Marine Le Pen d’avoir naguère fait financer sa campagne présidentielle par une banque russe. Soyons juste : le fait que le RN n’ait pas trouvé de financement pour sa campagne auprès des banques françaises n’était pas admissible. Pas davantage l’inertie de l’Etat pour réparer cette situation préjudiciable à notre démocratie. 

Il n’en reste pas moins que l’obtention d’un tel prêt auprès d’une banque russe montre l’intérêt que Vladimir Poutine porte depuis longtemps à Marine le Pen et au Rassemblement National, tout comme aux autres mouvements populistes dans les différents pays européens. 

Cela faisait partie d’une longue stratégie de Poutine dont on peut constater aujourd’hui les effets.

Marine Le Pen, la Russie et Poutine.

Dans toutes ses campagnes électorales récentes, l’expression publique du RN et de ses dirigeants se concentre (avec un certain succès) sur le court terme et la politique intérieure (insécurité, immigration, montée des intégrismes, pouvoir d’achat, échec des politiques publiques des gouvernements passés ou présents). 

Marine Le Pen et Jordan Bardella parlent peu et souvent de manière elliptique des grands enjeux internationaux et géopolitiques. Les ambiguïtés de leurs positions et de leurs votes en la matière lissent à masquer le caractère inquiétant des idées qui les animent sur des questions fondamentales aujourd’hui.

Qu’on en juge :

Marine Le Pen préfère la Russie aux États-Unis.

« La France a plus d’intérêts communs culturels et stratégiques avec la Russie qu’avec les Etats-Unis ». Interview au journal russe Kommersant en 2012.

Marine Le Pen « admire Poutine ».

« Je ne cache pas que, dans une certaine mesure, j’admire Vladimir Poutine ». Idem

Quand Marine Le Pen pensait que la démocratie de la Russie de Poutine était plus libre que la démocratie en France.

« Rien ne permet d’affirmer du point de vue constitutionnel que la Russie n’est pas une démocratie. Le ton de la presse d’opposition est bien plus libre et virulent à l’égard de Poutine qu’elle ne l’est en France à l’égard de Sarkozy ».

Quand Marine Le Pen défendait lagression et lannexion de la Crimée par la Russie de Poutine.

 « La Crimée a été russe pendant deux siècles. Elle a été ukrainienne pendant 80 ans donnée par un dictateur sur un coup de tête, un caprice. Les habitants de la Crimée se sont exprimés librement et ont choisi d’être attachés à la Russie ». 

Quand Marine Le Pen se rangeait aux côtés de la Russie accusée davoir abattu avec les séparatistes ukrainiens pro-russes un avion de la KLM -Malaysia Airlines.

En juillet 2014, Marine Le Pen se refusait à « accuser les séparatistes du Donbass et même la Russie et à exonérer les forces armées ukrainiennes ». C’est-à-dire l’exact mensonge de Moscou d’alors.

Quand Marine Le Pen défendait lenvoi darmes françaises… à la Russie.

Après la première agression de la Russie contre l’Ukraine, en septembre 2014, quand le président Hollande a courageusement annulé la livraison du porte-hélicoptères Mistral à la Russie, elle affirme : « il s’agit d’une soumission à la diplomatie américaine ».

La preuve par Mariani.

Thierry Mariani, ancien ministre républicain, est un des plus visibles agent d’influence de la Russie en France.

Il n’a jamais été désavoué par la direction du Rassemblement national dans ses propos et dans son action ouvertement pro Poutine. Au contraire, il était en bonne position sur la liste pour les élections européennes (9ème ).

C’est pourtant lui qui estimait « quil ny a quun chef d’état valable en Europe : Poutine ».

Ou encore : « La France a besoin des Russes qui défendent la civilisation européenne »

L’argument de la défense de la civilisation européenne est souvent invoqué à droite. Pourtant Poutine a pour proches alliés la Chine, l’Iran ou la Corée du Nord. Ils défendent ensemble un ordre mondial post occidental fondé sur d’autres valeurs que la démocratie.

Poutine envoie sur le ukrainien des soldats Tchétchènes qui tuent et massacre des chrétiens au nom de Allah Akbar. Il soutient les terroristes du Hamas et vient de reconnaître les talibans.

Curieuse défense de la civilisation chrétienne occidentale !

En 2016, Mariani estime que la France s’est placée au niveau des « laquais de la politique américaine », que « la France fait un copié collé de la politique belliciste américaine » (RT France 11 octobre 2016).

Infatigable admirateur d’Assad, il a été reçu six fois à Damas pour servir la propagande du régime syrien et de son allié russe.

Un autre détail qui en dit long. La fille du porte-parole de Poutine, Dimitri Peskov a été, au Parlement européen, la collaboratrice stagiaire d’Aymeric Chauprade, ex-conseiller de Marine Le Pen, quand celui-ci était député européen.

L’ambiguïté tactique actuelle du RN à propos de la Russie de la guerre en Ukraine est la même que celle qu’elle nourrit à l’égard de l’Europe et de l’union européenne.

Certes, Bardella et Le Pen ne parle plus de Frexit ou de sortie de l’euro, mais nombre de leurs propositions conduise à la mise en cause des traités européens, de la Cour de Justice de l’Union Européenne et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, au risque d’une crise et d’une division de l’Europe, pour le plus grand plaisir du Kremlin.

Les positions hypocrites du Rassemblement National aujourdhui doivent être démasquées.

Aujourd’hui bien sûr les dirigeants du Rassemblement National sont plus prudents. En apparence, ils condamnent l’agression russe et affichent une position de soutien à l’Ukraine. 

Mais… 

Sils disent aujourd’hui, en paroles, condamner l’agression de la Russie cela se voit beaucoup moins dans les actes, comme le montre les votes du RN au Parlement européen.

Lorsque l’on ne regarde que les votes « contre » (en faisant l’impasse sur toutes les abstentions), on constate à quel point les députés de Marine Le Pen ont joué les soutiens de Poutine :

  2019 :

– Résolution contre le fait de traiter la Russie comme partenaire stratégique. Contre.

– Résolution condamnant les violations des droits de l’homme en Russie. Contre

– Résolution condamnant la loi russe sur les « agents de l’étranger ». Contre.

  2020 :

– Résolutions pour une lutte européenne contre les menaces russes sur la sécurité de l’Europe et les ingérences. Contre.

– Résolution contre l’empoisonnement de Navalny ainsi que contre le coup de force de Loukachenko en Biélorussie. Contre

  2021 :

– Résolution condamnant l’arrestation la détention de l’opposant russe Pivovarov. Contre

– Résolution appelant au retrait des forces russes accumulées à la frontière ukrainienne. Contre

– Résolution condamnant la fermeture de Memorial et la répression des organisations de la société civile par la Russie. Contre. 2021. 

– Résolution approuvant soutien financier à l’Ukraine. Contre

Après la mort tragique de lopposant Alexeï Navalny en Sibérie, le président du Rassemblement National Jordan Bardella a écrit sur X « Navalny est mort dans la prison de l’Arctique où il purgeait une peine de 19 ans pour son opposition au régime. C’est une nouvelle tragique pour tous les défenseurs des droits humains et des libertés fondamentales ». Poutine ? Connais pas.

Certains se sont pressés de rappeler qu’en avril 2021, le RN vote contre la résolution demandant la libération de Navalny, 

– en février 2023, le RN s’abstient sur la résolution dénonçant les conditions de détention de Navalny, 

en avril 2023, le RN s’abstient sur la résolution dénonçant la répression de Navalny.

À lAssemblée nationale lors du vote sur laccord bilatéral conclu entre la France et lUkraine, le Rassemblement National sest abstenu malgré ses bonnes paroles de soutien à l’Ukraine (les Insoumis et le Parti Communiste ont voté contre).

De quelle paix le Rassemblement National parle-t-il ?

Ils disent vouloir la paix en Ukraine. Mais qui ne la veut pas ?

La question cest de savoir comment obtenir cette paix.

Parler de la priorité à donner à la voie diplomatique ? C’est se donner le beau rôle et n’engage pas à grand-chose. La question est ce que l’on fait maintenant et les engagements que l’on prend vis-à-vis de l’Ukraine si Poutine mène une guerre d’usure.

Est-ce un cessez-le-feu ? Ce serait accepter une situation de fait dans laquelle quatre oblasts ukrainiens et la Crimée ont été d’ores et déjà annexés par la Russie de Poutine. Ce serait accepter la russification de force de ces territoires ukrainiens, la déportation des enfants (pour laquelle Vladimir Poutine a été inculpé par la Cour Pénale Internationale), l’élimination impitoyable de l’administration ukrainienne, des intellectuels, des journalistes, et des familles suspectées de sentiments pro ukrainiens.

D’ailleurs Poutine ne veut pas de cessez-le-feu. Quand il en parle, pour se donner le beau rôle, il l’assorti de conditions inacceptables comme l’abandon définitif des territoires occupés et même le retrait des troupes ukrainiennes de territoires supplémentaires ! 

Poutine affiche toujours l’objectif de prendre Kyiv et Odessa tout comme celui d’abattre le gouvernement « nazi » de Zelenski.

Vouloir vrai la paix aujourdhui, cest tout faire pour aider les Ukrainiens, empêcher larmée russe davancer en continuant à bombarder les villes dUkraine et les populations civiles. Cest prendre lengagement de soutenir lUkraine aussi longtemps quil le faudra pour montrer à Poutine quil ne gagnera pas cette guerre.

Le Rassemblement National entend rogner le soutien de la France à lUkraine.

Comme il ne peut le faire franchement, il se prépare à le faire hypocritement.

Que disent-ils ?

D’accord, d’accord, la Russie de Poutine a agressé l’Ukraine.

D’accord, d’accord, il faut aider l’Ukraine.

Mais, il faut le faire avec prudence.

De

– Il faut éviter une 3ème guerre mondiale nucléaire.

– Il faut éviter l’escalade, limiter la portée des armes que nous livrons.

– Il ne faut pas que nous puissions être considérés comme cobelligérants. Donc il ne faut pas envoyer de militaires français en Ukraine.

Le Rassemblement National joue sur les peurs

Ces arguments portent sur une partie de l’opinion française.

Dans un face-à-face sur LCI où l’on interrogeait des électeurs du Rassemblement National, il y avait le témoignage d’une femme émue qui disait « je vote pour le Rassemblement National parce que jai peur de la guerre nucléaire, peur que lon envoie nos enfants faire la guerre en Ukraine ».

Il faut répondre sur ces trois points.

Pour Vladimir Poutine larme nucléaire est surtout une arme de propagande. Poutine, suivi par la propagande russe hystérique, agite en permanence la menace nucléaire, car il sait qu’elle fait peur à l’opinion occidentale. Il faut savoir en tenir compte. Mais il faut savoir aussi que l’arme nucléaire est dans toutes les doctrines militaires – y compris la doctrine russe – une arme que l’on utilise que lorsque les intérêts vitaux d’un pays sont menacés. Tel n’est pas le cas de la Russie. Son existence même n’est menacée par personne. Ni par les ukrainiens, ni par l’OTAN. Il n’y a aucun prétexte, ni aucune raison militaire, pour la Russie d’utiliser une arme nucléaire, fusse-t-elle tactique.

La rupture du contrat implicite conclu entre toutes les puissances nucléaires et de réserver son utilisation à une menace existentielle. La rupture de ce contrat mettrait durablement la Russie au ban des nations. La Chine a mis en garde la Russie. Les Américains ont expliqué quelle seraient leur riposte, une riposte conventionnelle qui détruirait une large partie de l’armée russe en guise d’avertissement.

Nous aidons seulement les Ukrainiens à se défendre, souvent trop peu et trop tard par rapport à l’escalade de l’offensive russe.  L’aide militaire légitime (au regard du droit international) que les alliés apportent à l’Ukraine est exclusivement une aide défensive qui ne fait que suivre l’escalade russe.

Rappelons que la Russie a non seulement violé les règles du droit international sur la souveraineté des Etats, mais encore un engagement plus spécifique dans lequel la Russie s’engageait à respecter les frontières ukrainiennes. Il s’agit du « mémorandum de Budapest » concernant le désarmement nucléaire de l’Ukraine (et aussi de la Biélorussie et du Kazakhstan). La Chine et la France se joindront un peu plus tard à ce mémorandum.

Avec la chute de l’URSS, l’Ukraine s’est retrouvée avec un parc nucléaire considérable. Environ le tiers de celui de l’URSS. L’Ukraine acceptait de se défaire de son énorme stock d’armes nucléaires en échange de cette garantie de sécurité.

On peut donc dire que les pays signataires de cet accord pourraient se réclamer d’un droit à le faire respecter.

 – Le mot de « cobelligérance » est utilisé pour faire peur. Il n’a pas de signification très précise en droit international. L’Allemagne et la Russie qui attaque ensemble la Pologne en 1939 constitue une cobelligérance. Livrer des armes ce n’est pas de la cobelligérance. En revanche, si des avions américains pilotés par les militaires américains se battaient contre les avions russes, on pourrait dire que nous entrerions dans une forme de cobelligérance. 

Le président Macron n’a jamais proposé d’envoyer des soldats français se battre en Ukraine. Il a seulement voulu rendre visibles, et peut-être d’amplifier – sans doute dans le but de dissuader –les aides techniques que différents pays apportent déjà à l’Ukraine depuis longtemps.

CE QUE SIGNIFIERAIT LABANDON DE LUKRAINE.

La France joue un des premiers rôles en Europe. Son désengagement même très partiel serait source d’une grave crise de confiance en Europe.

Si le barrage aux ambitions de Poutine devait céder, si nous devions voir l’Amérique regarder ailleurs, si nous abandonnions ainsi nos valeurs morales et nos valeurs démocratiques, qui pourrait encore faire confiance à l’Occident et aux démocraties ?

Voilà qui encouragerait Poutine et ses amis à se lancer dans de nouvelles conquêtes devant un Occident si faible et si divisé.

L’arme nucléaire jusqu’à présent a servi de dissuasion. Mais désormais pour Poutine, elle a aussi servi de parapluie pour mener une guerre d’invasion. Voilà qui servira d’exemple et qui encouragera bien d’autres pays à se doter d’un armement nucléaire.

Si nous voulons un monde plus sûr, si nous pensons qu’il faut défendre et protéger nos valeurs démocratiques, ne pas abandonner l’Ukraine et détricoter la solidarité européenne, il faut dire maintenant ses quatre vérités au Rassemblement National.

Faire face pour défendre notre souveraineté, la souveraineté de l’Ukraine et non la souveraineté agressive de la Russie.

Ceux qui sont tentés par le vote Rassemblement National doivent prendre conscience qu’on ne peut se dire « patriote » en France en étant à ce point inféodé à la Russie de Poutine.

(Cette fiche a été rédigée au mois de juin 2024, alors que le succès écrasant du RN aux législatives semblait acquis).

15 Juil 2024