Quarantième anniversaire de la mort de Boris Souvarine, fondateur de l’Institut d’histoire sociale

La bibliothèque d’histoire sociale, qui porte de nom de « Souvarine », a publié sur son site une notice nécrologique rappelant brièvement la vie du fondateur de l’Institut d’histoire sociale. Nous la reproduisons pour nos lecteurs. Rappelons son adresse – 4 avenue Benoît Frachon, 92000-Nanterre et la richesse de ses collections consacrées à l’histoire du communisme, du socialisme et du syndicalisme.

H&L

Boris Lifschitz, né à Kiev le 20 octobre 1895, est issu d’une famille juive ukrainienne qui émigre en France en 1897. Naturalisé français en 1906, il adhère à la SFIO et écrit dans Le Populaire sous le pseudonyme de « Souvarine » tiré de Germinal, le roman d’Emile Zola.

Incarcéré à la Santé, il ne peut participer au congrès de Tours  en décembre 1920 qui ouvre la voie à la fondation du PCF.

Souvarine devient membre du comité directeur du parti et participe en 1921 au 3 e congrès de l’Internationale communiste où il est élu à son comité exécutif et à son secrétariat..

Il entre au bureau politique du PCF en 1923 mais en est exclu en 1924. Souvarine fait alors paraître Le Bulletin communiste, puis La Critique sociale. Il publie en 1935 Staline.

Aperçu historique du bolchevisme, chez Plon, considérant désormais le régime soviétique comme un capitalisme d’Etat.

Il fonde en 1935 l’Institut d’histoire sociale, centre de documentation et de réflexion sur le communisme. Il collabore au Figaro, où le 7 mai 1939 il avance l’hypothèse d’un rapprochement à venir entre Hitler et Staline

En 1940 Souvarine réussit à partir aux États-Unis. A son retour il publie l’Observateur des deux mondes, puis rejoint le BEIPI, futur Est & Ouest, lancé en 1949 par Georges Albertini. Son article le plus célèbre vise Staline : « Un Caligula à Moscou » ( novembre 1953).

L’Institut d’histoire sociale est remis sur pied en 1954. Souvarine le présidera jusqu’en 1976.

En 1957, il lance le Contrat social.

Boris Souvarine est décédé le 1er novembre 1984, un hommage lui étant rendu par Emmanuel Le Roy Ladurie, alors président de l’Institut d’histoire sociale. 

On consultera en priorité son Staline, aperçu historique du bolchévisme (accessible à la Bibliothèque d’histoire sociale).

La biographie signée Jean-Louis Panné est une référence reconnue : Boris Souvarine Le premier désenchanté du communisme (Robert Laffont,1993).

On doit à Charles Jacquier les rééditions récentes, présentées et annotées de divers textes de Souvarine.

18 Nov 2024

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